Synagogues

La synagogue — beit haknesset, « maison de la rassemblée » en hébreu — occupe une place centrale dans la vie communautaire juive. C’est le lieu de la prière collective, de l’étude de la Torah, des grands moments du cycle de vie et, plus largement, du tissage du lien social entre les fidèles.

Ce répertoire recense les synagogues actives en France, en Israël, en Belgique, en Suisse et dans les principales villes du monde où réside une communauté juive francophone. Pour chaque ville, il indique les lieux de culte ouverts, leur rite — séfarade, ashkénaze, hassidique — et leur affiliation institutionnelle quand elle existe (Consistoire central israélite de France, Loubavitch, communautés indépendantes).

Le but : permettre à chaque visiteur de trouver rapidement la synagogue la plus proche de chez lui ou de son lieu de villégiature, et de préparer en confiance un Chabbat, une fête, un séjour ou un événement familial.

Trouver une synagogue près de chez soi

L’annuaire est organisé par ville. En France, le Consistoire central israélite anime un réseau historique de communautés cultuelles régionales, qui regroupent la majorité des synagogues consistoriales. La Fédération du judaïsme français Loubavitch et les Beth Habad locaux complètent la couverture, en particulier dans les villes étudiantes, les zones de vacances et les communautés en croissance. Des synagogues indépendantes — communautés Massorti, libérales, hassidiques non Loubavitch — maillent enfin le paysage.

Pour chercher : taper le nom de la ville dans la barre de recherche, ou parcourir la liste des principales villes. Chaque fiche détaille les rites pratiqués, l’affiliation et les renseignements pratiques publiés par la communauté elle-même.

Différents rites, mêmes principes

Toutes les synagogues répondent au cadre halakhique commun fixé par le Choulhan Aroukh, mais elles se distinguent par leur usage liturgique et leur tradition d’origine.

Synagogues séfarades

Issues de la tradition des juifs du bassin méditerranéen, du Maghreb et du Moyen-Orient, elles suivent le minhag séfarade pour la prière, la lecture de la Torah et la liturgie des fêtes. Beaucoup de synagogues consistoriales de France sont d’usage séfarade, héritage de l’arrivée massive des communautés d’Afrique du Nord dans les années 1950-1970.

Synagogues ashkénazes

Elles suivent le minhag ashkénaze, issu des communautés du nord et de l’est de l’Europe. On les retrouve notamment en Alsace, en région parisienne historique, à Strasbourg et dans plusieurs grandes villes européennes.

Synagogues Loubavitch et Beth Habad

Le mouvement Loubavitch (Habad) anime un réseau dense de Beth Habad — maisons communautaires assurant prières, cours de Torah, repas du Chabbat, fêtes et services aux familles. Le rite suivi est ashkénaze de tradition hassidique, et l’accueil se veut ouvert à tous, quelle que soit l’observance.

Communautés Massorti et libérales

Plus rares en France mais présentes à Paris et dans quelques métropoles, elles proposent un cadre de prière qui maintient l’attachement à la Torah tout en accordant une place plus visible aux femmes et à certaines évolutions liturgiques.

Cadre halakhique de la prière à la synagogue

Le rituel de prière en synagogue repose sur les trois offices quotidiens — Cha’harit le matin, Min’ha l’après-midi, Arvit le soir — auxquels s’ajoutent Moussaf le Chabbat et les jours de fête, et Ne’ila à Yom Kippour. Pour permettre la lecture publique de la Torah et certaines prières dites en présence d’au moins dix hommes adultes, un minyan est requis ; sa nécessité conditionne souvent le choix d’une synagogue pour les moments familiaux importants (bar mitsva, mariage, Yahrzeit).

Pendant Chabbat, l’ouverture des lieux de culte suit l’horaire d’allumage des bougies puis l’office d’entrée du Chabbat. Le détail des horaires d’allumage et de sortie est calculé par le moteur du site selon la latitude et le fuseau horaire de chaque ville. Les heures de fêtes (Roch Hachana, Yom Kippour, Souccot, Pessah, Chavouot) suivent le même principe.

Le code vestimentaire dans la salle de prière reste sobre : couverture de la tête pour les hommes (kippa), épaules et genoux couverts pour tous, port d’un talith pendant la prière du matin par les hommes adultes. Chaque communauté précise ses usages propres pour les femmes.

Préparer une visite ou un Chabbat dans une autre ville

Beaucoup de familles consultent l’annuaire à l’approche d’un déplacement, d’un séjour de vacances ou d’un événement familial. Le bon réflexe :

  • contacter la synagogue choisie pour vérifier les horaires d’office, en particulier en période de fête ou de Chabbat ;
  • s’informer de l’usage local pour l’accueil des visiteurs (réservation, identification à l’entrée pour des raisons de sécurité, restrictions exceptionnelles) ;
  • vérifier s’il existe une mikvé proche, des écoles juives sur place et des restaurants casher, ce que le site recense également ;
  • pour Chabbat, anticiper les horaires d’allumage avec le moteur du site, surtout en été où la durée de la journée modifie l’organisation des repas et des offices.

Pour les fêtes solennelles (Roch Hachana et Yom Kippour notamment), de nombreuses synagogues organisent une billetterie ou une inscription préalable pour estimer le nombre de places. Mieux vaut prendre contact bien à l’avance.

Sources et mises à jour

Le répertoire s’appuie sur les sources institutionnelles publiques : Consistoire central israélite de France et consistoires régionaux, Beth Din de Paris et autres beth din rabbinique, Fédération du judaïsme français Loubavitch, sites des Beth Habad locaux, sources communautaires reconnues. Les fiches sont revérifiées automatiquement tous les quinze jours et corrigées en cas de changement. Pour signaler une erreur ou un changement d’adresse, utiliser le formulaire dédié.

Sources consultees : Annuaire communautaire, Consistoire.
Derniere verification automatique : 14 juin 2026.