| 🌍 | Entrée | Sortie |
|---|---|---|
| 🇫🇷 Paris | 19:30 | 20:31 |
| 🇫🇷 Lyon | 19:20 | 20:19 |
| 🇫🇷 Marseille | 19:17 | 20:15 |
| 🇫🇷 Strasbourg | 19:08 | 20:09 |
| 🇮🇱 Jérusalem | 17:55 | 19:10 |
| 🇮🇱 Ashdod | 18:20 | 19:12 |
| 🇮🇱 Gaza | 18:20 | 19:13 |
| 🇮🇱 Netanya | 18:19 | 19:11 |
| 🇮🇱 Tel-Aviv | 18:19 | 19:12 |
| 🇺🇸 Miami | 18:58 | 19:49 |
| 🇺🇸 New York | 18:34 | 19:30 |
| 🇨🇦 Montréal | 18:33 | 19:32 |
| 🇬🇧 Londres | 18:40 | 19:44 |
| 🇲🇦 Casablanca | 19:08 | 20:01 |
| 🇨🇠Genève | 19:14 | 20:14 |
| 🇧🇪 Bruxelles | 19:22 | 20:25 |
Rosh Hashana, Ă©galement orthographiĂ© Roch Hachana, Rosh Hashanna, Roch A Shana ou encore Rosh Hashanah, signifie littĂ©ralement « tĂŞte de l’annĂ©e ». C’est la première des fĂŞtes du mois de Tichri, marquant le dĂ©but de l’annĂ©e juive selon le calendrier hĂ©braĂŻque.
Mais ce jour est bien plus qu’un simple « nouvel an » : il constitue le Yom HaDin (jour du jugement), où chaque individu est jugé sur l’année à venir. La Guemara (Rosh Hashana 16a) enseigne :
Kol baei haolam – tous les habitants du monde passent devant Lui comme les brebis devant le berger.
Contrairement à la plupart des Yamim Tovim qui durent un seul jour en Israël et deux en diaspora, Rosh Hashana est observé deux jours dans tous les lieux du monde, même en Eretz Israël. Ce phénomène est appelé Yoma Arikhta, un « long jour unique ».
Cette singularité a des implications halakhiques : par exemple, on ne peut pas faire certaines brakhot sur un vêtement neuf le deuxième soir, car les deux jours sont considérés comme une seule entité halakhique (cf. Beitza 4b).
La mitsva centrale de Rosh Hashana est d’écouter le shofar. Le verset (Vayikra 23:24) ordonne : « Yom Teroua Yihye Lakhem ». Le shofar, généralement une corne de bélier, remplit plusieurs fonctions :
Réveiller l’âme : « Ourou Yeshénim MiChenat’khem »
Proclamer la royauté divine
Rappeler le sacrifice d’Its’hak
Effrayer le Satan (Midrash)
La Torah exige 9 sons (3 séries de tekiah–shevarim/teroua–tekiah)
Les Sages ont institué 30 sons
La tradition ashkénaze et séfarade prévoit 100 sonneries
Si Rosh Hashana tombe Shabbat, on ne sonne pas le shofar le premier jour, décret des Sages par précaution contre le port (Rosh Hashana 29b).
La tefila (prière) de Rosh Hashana est marquée par sa solennité et son contenu théologique dense.
Elle comporte trois bénédictions centrales, chacune accompagnée de 10 versets :
Mal’houyot (royautĂ© de Dieu)
Zikhronot (souvenirs et mérite)
Shofarot (versets sur le shofar)
Chaque section inclut des versets de la Torah, des Neviim (Prophètes) et des Ketouvim (Hagiographes).
Ounetane Tokef : Qui vivra ? Qui mourra ? Par le feu ? Par l’eau ?
Hayom Harat Olam : « Aujourd’hui est le jour de la création du monde »
Avinou Malkeinu : ajouté dans les Aseret Yemei Teshouva
Le Kaddish Titkabal est également récité après Moussaf.
Les horaires sont définis selon les zemanim (temps halakhiques) :
Entrée : avant shkiya (coucher du soleil)
Sortie : après tzet hakokhavim (trois étoiles visibles)
Les communautĂ©s suivent gĂ©nĂ©ralement des lu’hot Ă©tablis localement par les rabbanim.
Le seder de Roch Hachana consiste à consommer des simanim (aliments symboliques) accompagnés de yehi ratzon (expressions de bon augure).
Contrairement au seder de Pessa’h, qui est obligatoire et structurĂ© selon des halakhot prĂ©cises, le seder de Rosh Hashana est un minhag (coutume) et varie selon les traditions : ashkĂ©naze, sĂ©farade, yĂ©mĂ©nite, italienne, etc.
| Aliment | Signification |
|---|---|
| Tête de poisson ou bélier | Être « en tête et non en queue » |
| Pomme dans le miel | Année douce |
| Karti (poireau) | Retrancher les ennemis |
| Silka (betterave) | Qu’ils s’éloignent |
| Tamara (datte) | Qu’ils disparaissent |
| Kara (courge) | Annuler les mauvais décrets |
| Rimon (grenade) | Multitude de mérites |
Les formules sont rĂ©citer avant ou après la consommation. Ă€ la diffĂ©rence de Pessa’h, il n’y a pas d’ordre fixe ou de lecture obligatoire (comme la Haggada).
Le Tashlikh est accompli après Minha du premier jour. On se rend près d’un point d’eau pour y réciter :
« Vétashlikh bimtsoulot yam kol hatotam » (Mikha 7:19)
Si Rosh Hashana tombe Shabbat, on le reporte au lendemain.
Rosh Hashana inaugure les 10 jours de retour (Aseret Yemei Teshuva) jusqu’à Yom Kippour. Cette période est propice au :
Bodek nefesh (auto-analyse)
Kappara (expiation)
Tefila (prière)
Tsedaka (charité)
Teshuva (retour)
Le Rambam enseigne (Hil. Teshuva 3:4) que chaque personne peut, par un seul acte, faire basculer le monde entier vers la miséricorde.
Oui, Rosh Hashana est un Yom Tov, au mĂŞme titre que Pessa’h ou Chavouot. Toute mĂ©lakhah y est interdite, sauf pour cuisiner.
Deux jours consécutifs, même en Israël. C’est une exception halakhique appelée Yoma Arikhta.
Oui, sauf si le premier jour tombe Shabbat : dans ce cas, on ne sonne que le deuxième jour.
Non. Comme à Shabbat, on ne peut pas allumer ou éteindre un appareil électrique. L’allumage se fait avant l’entrée de la fête.
Rosh Hashana est le jour du jugement, Yom Kippour celui de l’expiation. On est jugé à Rosh Hashana, mais le verdict est scellé à Kippour.
Il ne s’agit pas d’un seder halakhique comme Ă Pessa’h, mais d’un minhag symbolique visant Ă entamer l’annĂ©e sous de bons auspices.
Rosh Hashana incarne un point de bascule spirituel : un mélange de crainte, de solennité, d’espoir et de renouveau. Son seder symbolique, sa tefila majestueuse et ses mitsvot profondes en font un temps fort de l’identité juive. Ce n’est pas une fête festive au sens moderne, mais un moment où le peuple juif se tient à l’unisson devant le Trône divin, shofar en main, pour couronner le Roi des rois.